mercredi 2 septembre 2009

MARIA



Effondrée, bouleversée. Un trou à la place du coeur. Plus de mots, plus rien; des larmes et des cendres, voilà ce qu'il me reste. Le monde me dit qu'avec le temps tout le chagrin s'en va. Cela me parait tellement faux. Cet appartement, si vide sans toi. Toutes tes affaires étaient là, tout, rien n'avais bougé, chaque objet était à sa place. Toujours autant de photos. Et ton odeur qui hante ce lieu. J'aurais voulus, je voudrais oublier ce souvenir de ma mémoire, te voir pour la dernière fois, et ce rideau qui se ferme, c'est trop. Mais la vie ne contrôle pas ces choses là.
J'attends le temps, ou seuls les souvenirs heureux seront dans ma mémoire.
Manima...Mamina et son chapeau rouge, et son petit sac rouge, et sa bière de 17h, et ces coups de triche au Scrabble, et sa force surhumaine, j'aimerais que seuls ces souvenirs peuplent ma mémoire.
Maria, Madelaine, Mamina, Mina, je t'aime.